Une peau sèche malgré toutes les crèmes du monde !
Une cliente vient au cabinet et à la peau très sèche malgré les différentes crèmes hydratante soin chez les esthéticienne rien n'y fait !
Braun Céline
8/2/20269 min read
Pourquoi sa peau restait très sèche malgré toutes ses crèmes
Le prénom et certains détails personnels ont été modifiés afin de préserver la confidentialité de cette cliente.
Lorsqu’elle est entrée dans l’institut, Claire avait déjà essayé beaucoup de choses.
Des crèmes hydratantes, des crèmes nourrissantes, des textures légères, des textures épaisses et probablement quelques produits achetés avec beaucoup d’espoir après avoir lu qu’ils allaient enfin « réparer » sa peau.
Pourtant, le même scénario recommençait toujours.
Pendant quelques heures, sa peau semblait plus confortable. Puis les tiraillements revenaient. À certaines périodes, de petites peaux devenaient même visibles à la surface de son visage.
Sa première phrase a résumé plusieurs mois de découragement :
« J’ai beau mettre toutes les crèmes du monde, ma peau reste sèche. »
À ce moment-là, j’aurais pu lui proposer une crème supplémentaire. Mais lorsqu’une peau revient toujours au même point malgré les produits, il faut parfois arrêter d’empiler les pots et commencer à ce poser les bonnes questions !
Ces petites peaux n’étaient pas un simple manque de crème
À l’observation, sa peau présentait une sécheresse importante et une desquamation superficielle.
La desquamation correspond au détachement de petites cellules à la surface de la peau. Elle peut apparaître lorsque la couche cornée et les lipides qui participent à la barrière cutanée ne remplissent plus correctement leur rôle.
La peau laisse alors échapper plus facilement son eau et devient moins capable de se défendre contre les agressions extérieures. Elle peut tirailler, devenir rugueuse et donner l’impression que la crème appliquée ne suffit jamais.
Il ne s’agissait donc pas simplement de verser davantage d’eau dans un réservoir. Il fallait aussi comprendre pourquoi celui-ci ne parvenait plus à la retenir.
À 56 ans, l’évolution naturelle de la peau faisait partie des éléments à prendre en compte. Avec l’âge et les changements hormonaux qui peuvent accompagner cette période, la peau tend à devenir plus sèche et sa capacité à retenir l’eau peut diminuer. Cela ne signifie pas que toutes les femmes de 56 ans doivent avoir la peau inconfortable. Cela signifie simplement que la stratégie cosmétique doit parfois évoluer avec elle.
Mais l’âge n’expliquait pas tout.
L’anamnèse a changé ma lecture de sa peau
L’anamnèse est le temps pendant lequel je cherche à comprendre l’histoire de la personne : ses habitudes, son quotidien, ses sensations, son alimentation, son sommeil, son niveau de stress et tout ce qui peut influencer sa peau.
Claire occupait un poste de cadre dans une structure dont le métier était de prendre soin des autres.
Elle organisait, anticipait, répondait aux problèmes et portait une grande partie des responsabilités. Elle savait être présente pour ses collaborateurs et pour ses enfants, avec lesquels les relations se passaient bien.
Dans son couple, en revanche, les choses étaient plus difficiles.
Il n’y avait pas nécessairement un événement spectaculaire à raconter. C’était plutôt une tension récurrente, faite de contrariétés, de fatigue et de situations qui ne se résolvaient jamais complètement.
Son corps pouvait quitter le bureau, mais il ne quittait pas vraiment l’état d’alerte.
Claire fumait également. Il aurait été trop facile de désigner la cigarette comme l’unique responsable de sa peau sèche. En revanche, il aurait été tout aussi faux de faire comme si elle n’avait aucune importance.
Le tabac favorise le vieillissement cutané, augmente l’exposition au stress oxydatif et perturbe plusieurs mécanismes nécessaires au bon fonctionnement des tissus. Il constituait donc un facteur supplémentaire à intégrer dans notre réflexion, sans jugement et sans raccourci.
Progressivement, sa peau ne m’est plus apparue comme une surface isolée qu’il fallait simplement recouvrir d’une crème plus riche.
Elle était aussi exposée à son rythme de vie.
Le stress ne reste pas sagement dans la tête
Nous parlons souvent du stress comme d’un phénomène psychologique. Pourtant, lorsqu’il devient quotidien, le corps entier s’y adapte.
Le système nerveux reste mobilisé, la respiration devient parfois plus courte, le sommeil peut perdre en qualité et les fonctions digestives peuvent se modifier. La peau, qui constitue une véritable interface entre l’organisme et son environnement, peut elle aussi devenir plus vulnérable.
Les recherches disponibles montrent que le stress psychologique peut perturber la fonction de barrière de l’épiderme et ralentir sa récupération. Cela ne veut pas dire que le stress était la cause unique de la sécheresse de Claire. Cela signifiait qu’il pouvait participer à son entretien.
J’ai donc commencé à travailler avec elle sur ce qui paraissait presque secondaire lorsqu’elle était venue parler de sa crème : sa capacité à revenir au calme.
Nous avons utilisé des exercices issus de la sophrologie, avec un travail sur la respiration, les sensations corporelles et le relâchement.
L’objectif n’était pas d’appuyer sur un bouton magique pour « activer le parasympathique ». Il s’agissait de proposer régulièrement à son système nerveux des moments pendant lesquels il n’avait plus besoin de tout surveiller.
Quelques minutes ne pouvaient pas résoudre les difficultés de son couple ni alléger toutes ses responsabilités professionnelles. Elles pouvaient cependant modifier la manière dont son organisme traversait ces tensions.
Prendre soin de sa peau commençait aussi par lui redonner un endroit où respirer.
Sa peau ne se nourrissait pas uniquement de ce qu’elle appliquait dessus
En poursuivant notre échange, nous avons également observé son alimentation.
Elle n’était pas catastrophique. Elle était surtout devenue irrégulière et peu adaptée aux besoins que nous avions identifiés.
Les apports en graisses de qualité étaient insuffisants, alors que les lipides participent à la structure de la barrière cutanée. Les recherches sur l’alimentation et la peau suggèrent que certains acides gras et une alimentation suffisamment variée peuvent contribuer au fonctionnement de cette barrière, même si l’alimentation ne remplace jamais une prise en charge médicale ou cosmétique adaptée.
Nous avons donc recherché des aliments qu’elle aimait réellement et qu’elle pourrait conserver dans son quotidien.
Il ne servait à rien de lui remettre un programme parfait sur le papier si elle devait se forcer à chaque repas. Une stratégie ne devient utile que lorsqu’elle peut continuer d’exister une fois la consultation terminée.
Nous avons progressivement renforcé la place des bonnes sources de lipides, des végétaux et des aliments riches en fibres, sans bouleverser toute son assiette en une semaine.
La question digestive est également apparue au cours de l’accompagnement.
Je ne pouvais pas annoncer, simplement en l’écoutant, que son microbiote intestinal était « déséquilibré ». Cela aurait été transformer une hypothèse de travail en diagnostic.
En revanche, nous pouvions soutenir la diversité alimentaire et observer la manière dont son système digestif répondait aux changements.
L’existence d’un dialogue entre l’intestin, le système immunitaire et la peau est aujourd’hui étudiée sous le nom d’axe intestin-peau. Les connaissances progressent, mais elles ne permettent pas de conclure qu’un probiotique particulier peut régler à lui seul une peau sèche.
Dans le cadre approprié, un soutien nutritionnel ciblé a été introduit, accompagné d’aliments susceptibles de favoriser un microbiote plus diversifié.
Les compléments n’étaient pas le centre de la stratégie. Ils venaient soutenir un ensemble plus vaste : une alimentation mieux construite, un système nerveux moins constamment sollicité et une peau mieux protégée.
Ce que j’appelle une phase de détoxification
Avant de travailler plus précisément sur son confort digestif, nous avons commencé par une phase de simplification.
Le mot « détoxification » peut rapidement devenir trompeur. Le corps possède déjà ses propres organes d’élimination, notamment le foie, les reins, les poumons et l’intestin.
Il ne s’agissait donc pas de promettre à Claire qu’une cure allait effacer les effets du tabac, du stress ou des années passées à courir après le temps.
Nous avons plutôt réduit ce qui surchargeait inutilement son quotidien et remis de la cohérence dans ses habitudes : des repas plus réguliers, davantage de produits simples, une hydratation adaptée et moins d’automatismes alimentaires pris sous l’effet de la fatigue.
La cigarette a été abordée avec la même prudence.
Je n’étais pas là pour lui faire la morale ni pour me substituer à son médecin. Mais lorsque la peau devient une motivation supplémentaire pour envisager de réduire ou d’arrêter le tabac, il est utile de rappeler qu’un médecin ou un pharmacien peut accompagner cette démarche.
Nous n’avons pas abandonné les soins de peau
Regarder la personne dans sa globalité ne signifie pas oublier la peau elle-même.
Sa routine devait respecter une barrière cutanée fragilisée. Lorsqu’une peau est sèche et desquame, multiplier les gommages ou les actifs puissants peut entretenir l’inconfort au lieu de le résoudre.
Nous avons donc recherché de la douceur, de la protection et de la régularité.
Une crème peut être excellente et pourtant ne pas suffire si le nettoyage est trop agressif, si elle est appliquée de manière irrégulière ou si elle ne contient pas les éléments dont cette peau a besoin.
L’enjeu n’était plus de trouver « la meilleure crème du monde ». Il était de construire une routine que sa peau pouvait tolérer et utiliser au quotidien.
Le mouvement n’était pas le cœur de cette prise en charge, mais nous avons aussi parlé du besoin de créer des transitions dans ses journées. Selon les personnes, cela peut passer par quelques minutes de marche, des étirements ou simplement le fait de quitter momentanément son écran.
Le corps ne différencie pas toujours une vraie pause d’une pause passée à répondre à des messages.
Puis sa peau a commencé à changer
L’évolution ne s’est pas produite en trois jours.
Au fil du suivi, Claire a néanmoins remarqué que sa peau tirait moins et que les petites zones de desquamation devenaient plus rares.
Elle ne ressentait plus le besoin d’ajouter continuellement une nouvelle couche de crème pour retrouver un peu de confort.
Elle se sentait également moins envahie par son stress quotidien. Les difficultés n’avaient pas disparu, mais elle possédait davantage de moyens pour ne pas les laisser occuper tout l’espace.
Sa peau était devenue beaucoup moins sèche.
Ce résultat ne permet pas d’affirmer qu’un seul aliment, un complément ou un exercice de respiration avait tout changé. C’est précisément l’intérêt de cette histoire.
Nous n’avons pas cherché un coupable unique ni une solution spectaculaire. Nous avons travaillé sur plusieurs éléments capables de soutenir la peau au même moment.
Quand une peau très sèche nécessite un avis médical
Une peau sèche persistante ne doit pas toujours être considérée comme un simple problème esthétique.
Une consultation médicale est indiquée lorsque la sécheresse s’accompagne de démangeaisons importantes, de plaques rouges, de fissures, de saignements, de douleurs ou d’une aggravation rapide.
Un eczéma, un psoriasis, une maladie thyroïdienne, un diabète, certains traitements ou d’autres problèmes de santé peuvent parfois provoquer ou accentuer une sécheresse cutanée.
Mon rôle consiste à observer, à expliquer ce qui relève de mon champ de compétences, à construire une stratégie esthétique adaptée et à orienter vers un médecin ou un dermatologue lorsqu’une exploration médicale est nécessaire.
Votre peau reste sèche malgré toutes vos crèmes ?
Lorsqu’une peau revient continuellement au même état, la réponse ne se trouve pas toujours dans un produit supplémentaire.
Il peut être utile de revoir la routine, la qualité de la barrière cutanée et certains éléments du quotidien qui peuvent entretenir son inconfort.
TPS Esthétique propose des bilans personnalisés dans le bassin alésien afin de comprendre votre problématique de peau et de déterminer ce qu’il est possible de mettre en place dans le cadre d’un accompagnement esthétique.
Pour effectuer une première demande, vous pouvez me contacter par WhatsApp en indiquant votre nom, votre problématique, depuis quand elle est présente, ce que vous avez déjà essayé et en joignant une ou deux photos.
J’étudierai votre situation afin de vous proposer l’orientation la plus adaptée.
Questions fréquentes sur la peau très sèche
Pourquoi ma peau reste-t-elle sèche malgré une crème hydratante ?
Une crème peut soulager temporairement la peau sans résoudre tout ce qui entretient sa sécheresse. Une routine trop décapante, une barrière cutanée fragilisée, l’âge, le climat, certains traitements ou un problème dermatologique peuvent notamment intervenir.
Quelle est la différence entre une peau sèche et une peau déshydratée ?
Une peau sèche manque principalement de lipides et constitue souvent un état durable. Une peau déshydratée manque d’eau de façon plus ponctuelle et peut concerner tous les types de peau, y compris les peaux grasses. Les deux situations peuvent être présentes en même temps.
Le stress peut-il rendre la peau plus sèche ?
Le stress n’explique pas toutes les sécheresses cutanées, mais il peut perturber la fonction de barrière de la peau et ralentir sa récupération. Il doit donc être considéré comme un facteur possible parmi d’autres, et non comme une cause automatique.
Faut-il consulter lorsque la peau pèle ?
Une desquamation légère et ponctuelle peut être liée à une routine inadaptée ou à une sécheresse importante. Lorsqu’elle persiste, s’étend, démange, devient douloureuse ou s’accompagne de rougeurs marquées, un avis médical est recommandé.
Références scientifiques
American Academy of Dermatology. Skin care in your 40s and 50s.
Maarouf M. et al. The impact of stress on epidermal barrier function: an evidence-based review. British Journal of Dermatology, 2019.
DermNet. Smoking and its effects on the skin.
Parke M.A. et al. The Role of Dietary Interventions on Skin Barrier Function. Dermatology Practical & Conceptual, 2021.
Jimenez-Sanchez M. et al. The gut-skin axis: a bi-directional, microbiota-driven relationship with therapeutic potential. 2025.
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